Le programme de ce séminaire est structuré en deux grandes séances :

  1. La société civile : différents regards sur le territoire et instruments pour une paix en cohérence avec la nature. 02 octobre 2017, 17h00 à 20h00. Amphi 1er étage. Institut des Hautes Études de l’Amérique Latine- IHEAL. 28 Rue Saint-Guillaume, 75007- Paris, France. En français.

  2. Les acteurs institutionnels et de coopération internationale : perspectives et actions pour le développement durable en temps de paix. 20 octobre 2017, 14h00 à 19h00. Amphi Tisserand. AgroParisTech. 16 Rue Claude Bernard, 75005- Paris, France. En anglais/français sans traduction simultanée.

CONTEXTE

Le gouvernement colombien a signé en 2016 un accord de paix historique avec la guérilla des FARC, après plus de 50 ans de conflit armé. La Colombie étant le deuxième pays le plus riche en biodiversité, on estime qu’elle concentre 10% des ressources de la planète. Mais cette richesse n’a pas été à l’abri de la guerre et son avenir dépendra de comment sera orienté le développement des territoires auparavant rendus inaccessibles par le conflit armé.

Des études sur d’autres pays en situation de post-conflit indiquent la hausse des taux de déforestation et de conflits d’usage foncier aussi bien qu’une forte dépendance économique par rapport aux industries extractives. Ce scénario implique donc un risque de surexploitation et de perte accélérée des ressources naturelles, mais il représente également une opportunité de replacer la biodiversité et les questions environnementales au cœur des stratégies de développement durable.

OBJECTIFS ET MÉTHODOLOGIE

Reposant sur une approche multi-acteurs et proactive, ce séminaire a pour but d’accroître la visibilité de la biodiversité colombienne et de créer des espaces de discussion et de partage d’expériences entre différentes initiatives et organisations engagées en faveur d’un développement économique durable et inclusif en Colombie suite à la signature de l’Accord de Paix.

Conscients de l’importance globale de la biodiversité colombienne, et de cette nécessité d’une mobilisation internationale pour gérer la période post-conflit, différents organismes se sont d’ores-et-déjà engagés comme partenaires de ce séminaire, apportant des contributions diverses (témoignages, apports analytiques, financement, soutien matériel, etc.). Parmi eux figurent notamment l’Institut de Recherche en Ressources Biologiques Alexander von Humboldt (IAvH) et l’ONG OCOTEA en Colombie ; l’Institut National de Recherche Agronomique (INRA), ou AgroParistech et l’Association Envol Vert en France.

Nous espérons que ces rencontres aboutiront à des propositions concrètes tant en termes d’initiatives de développement (projets sur les territoires, plateformes d’innovation, initiatives de commerce équitable et inclusif), qu’en matière de productions scientifiques opérationnelles (observatoires, agendas de recherche, publications académiques et techniques à destination des décideurs et des acteurs locaux, recommandations et des solutions utiles pour la mise en œuvre de leurs programmes de développement).

SÉANCE 1

La société civile : différents regards sur le territoire et instruments pour une paix en cohérence avec la nature

Avec la présentation de l’ouvrage de diffusion scientifique récompensé par la Mention d’Honneur Environnement et Développement Durable

Prix de la Fondation Alejandro Angel Escobar 2017

« Ceci est mon paysage ! La biodiversité de Soatá, Boyacá, Colombie.  Zone Importante pour la Conservation des Oiseaux et de la Biodiversité »1

La première séance favorisera le dialogue entre les acteurs de la société civile et la sphère académique, leur permettant de présenter leurs dispositifs d’action et d’explorer ensemble les questions soulevées par la mise en œuvre de l’Accord de Paix en termes de gestion des territoires et de la biodiversité.

Dans la mesure où le scénario post-conflit stimulera la production scientifique autour de la biodiversité et ouvrira le débat de la rendre accessible au reste de la société, la séance débutera par la présentation d’un ouvrage qui a donné la possibilité à plusieurs chercheurs de réécrire leurs travaux sur la biodiversité de la municipalité de Soatá, déclarée comme Zone Importante pour la Conservation des Oiseaux en 20082, en langage largement accessible à l’aide d’une journaliste scientifique : « Ceci est mon paysage ! La biodiversité de Soatá, Boyacá, Colombie », publié en 2016 par l’ONG OCOTEA.

Cette publication a reçu la Mention d’Honneur dans la catégorie Environnement et Développement Durable lors de l’édition 2017 des Prix Nationaux des Sciences, décernés par la fondation Alejandro Angel Escobar et reconnus comme les prix scientifiques les plus prestigieux de Colombie3.

Elle sera également présentée comme outil permettant de réfléchir sur l’éco-tourisme et l’observation des oiseaux comme des opportunités pour le développement durable en Colombie pendant la période post-conflit.

Lors de la première séance, nous espérons compter sur la présence d’un large panel d’acteurs de la société civile dont les représentants d’associations colombiennes en France, des chercheurs et experts dans divers domaines, favorisant ainsi la convergence entre les différentes initiatives lancées en Europe autour de la paix en Colombie, et d’établir des synergies entre elles.

Les conclusions et les propositions issues de ces débats, nourriront les discussions de la deuxième séance, en présence des acteurs institutionnels à l’échelle nationale et internationales, créant ainsi des ponts entre ces deux niveaux d’action.

PROGRAMME

Discours d’ouverture. Anne Louyot. Commissaire générale pour la France pour l’Année France-Colombie 2017, Institut Français

  1. Contexte : le conflit, l’accord de paix et la biodiversité. Alejandro Balentine- Économiste, spécialiste coopération et développement. Etudiant IHEAL.

  1. Décodage des données scientifiques en biodiversité : Présentation de l’ouvrage de diffusion scientifique : « Ceci est mon paysage ! La biodiversité de Soatá, Boyacá, Colombie ». Catherine Gamba-Trimiño –Ecologue, spécialiste biodiversité et développement durable. Editrice de l’ouvrage et Co-fondatrice de l’ONG OCOTEA.

  1. Eco-villages, Réserves Naturelles : Laboratoires de paix et de biodiversité. Présentation des Fondations Darién et RAZANA- Camilo Sánchez.

  1. Idées pour un développement territorial durable en Colombie depuis la France. Présentation de l’Association Envol Vert. Boris Patrenteger- Vice-Président.

  2. Vidéo présentation de l’initiative- Café Delirio. Mariana Domínguez. 

  3. Pause-café 10 minutes

  4. Discussion ouverte : Questions et échange avec le public. 

  5. Clôture et conclusion. Angélica MONTES – Docteure en philosophie politique. Directrice du Groupe de Réflexion et d’Etudes sur la Colombie -GRECOL. Fondation Maison des Sciences de l’Homme

1 Gamba-Trimino, C (Ed.). 2016. ¡Este es mi paisaje! La biodiversidad de Soatá, Boyacá, Colombia. Libro compilatorio 2005-2015. Organización Ambiental OCOTEA, Bogotá, Colombia. 125 pp.

2 ZICO http://datazone.birdlife.org/site/factsheet/19059

3 http://www.faae.org.co/index.html#m_a_d_s_m2-2017?

SÉANCE 2

Les acteurs institutionnels et de coopération internationale :   perspectives et actions pour le développement durable en temps de paix

Donnant suite aux débats précédents, la deuxième séance sera axée sur les institutions au niveau national et international, en dialogue avec la sphère de la recherche. Elle sera organisée autour de l’intervention de Brigitte Baptiste, Directrice de l’Institut de Recherche en Ressources Biologiques Alexander von Humboldt qui présentera le point de vue des institutions colombiennes sur les transitions socio-écologiques vers la durabilité et le développement local. Ce sera également l’occasion d’approfondir les enjeux en matière de gouvernance des processus de développement post-conflit, et les modalités de financement nécessaires pour assurer de telles transitions.

En plus des intervenants et participants de la première séance, nous espérons compter sur la présence de représentants d’organisations françaises et internationales, ainsi que des agences de coopération et de représentants d’organisations onusiennes, dont : Consulat Général de la Colombie en France, AFD, UNESCO, OCDE, UNCTAD, UNEP, FFEM, CIRAD, ProExport Colombia.

Pour clôturer ce séminaire, un espace d’échange entre les projets, les acteurs et les initiatives en construction par rapport à la paix et la biodiversité en Colombie, est prévu à la fin de la deuxième séance, afin de promouvoir leur développement. Les conclusions aussi bien que les potentiels projets et initiatives à mettre en œuvre seront diffusés à travers les réseaux des participants.

PROGRAMME

INTRODUCTION ARTISTIQUE. Réflexion sur la biodiversité colombienne. Florence Billet.

Discours d’ouverture. Son Excellence M. l’Ambassadeur de France en Colombie Gautier Mignot.

  1. Retour sur la séance précédente, et État de l’art en termes de gestion de la biodiversité en temps de paix. Juliana Castaño, Consultante privée ; et Catherine Gamba-Trimiño, Co-fondatrice ONG Ocotea.
  2. Transitions socio-écologiques vers la durabilité et le développement local. Brigitte Baptiste, Directrice de l’Institut de Recherche en Ressources Biologiques Alexander Von Humboldt –IAVH, Colombie.
  3. Gouvernance et innovation institutionnelle pour le développement durable dans un cadre post-conflit. Driss Ezzine-de-Blas, Chercheur Unité Propre de Recherche Forêts et Sociétés -FORETS, CIRAD, et Frédéric Wallet, Ingénieur de Recherche, INRA-AgroParisTech, France.
  4. Pause- café 10 minutes
  5. Bio-commerce : un dispositif innovant pour promouvoir la reconstruction des territoires dans le cadre du post-conflit. Lorena Jaramillo, en charge des Affaires Économiques, Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement -CNUCED, Genève -Suisse.
  6. L’enjeu du financement : quels défis et quelles perspectives en temps de paix ? Jean- Luc François, Directeur Transition Ecologique et Ressources Naturelles -DOE/NAT, Agence Française de Développement -AFD, France.
  7. Discussion ouverte : Échanges avec le public. Animateurs Catherine Gamba-Trimiño (ONG Ocotea) et Frédéric Wallet (INRA-AgroParisTech).
  8. Clôture et conclusions. Frédéric Wallet. Ingénieur de Recherche, INRA-AgroParisTech, France.

 

Cocktail – Espace d’échange entre projets, initiatives et acteurs

 

Créés et Organisés par

Catherine Gamba-Trimiño travaille depuis 10 ans sur le développement durable et la conservation de la biodiversité en Colombie et au niveau international, principalement en la gestion et conseil de projets interdisciplinaires et multi-acteurs. Co-fondatrice de l’ONG Colombienne OCOTEA, dédiée à la conservation et à la recherche participatives, elle est titulaire d’un MSc en Ecologie Appliquée et Conservation (University of East Anglia) et d’un M2 en Systèmes Agroalimentaires (INP-ENSAT).

Avec un regard socio-écologique sur le territoire, Catherine a participé en 2013 à la rédaction collective de l’ouvrage « Vision socio-écologique de la Haute Montagne colombienne », publié par l’Institut Humboldt et le Ministère de l’Environnement de Colombie, et a également des publications dans les domaines de l’utilisation durable de la biodiversité et du bio-commerce.

En France depuis 2015, elle a aussi effectué pour le compte du CIRAD une mission de recherche sur l’adaptation au changement climatique de l’agriculture au Honduras. Catherine a donc une vision globale de la conservation et du développement, complété par ses expériences sur l’Afrique et l’Asie tropicale au sein de la Fondation Arcus, depuis l’Angleterre.

Récipiendaire de la Mention d’Honneur Environnement et Développement Durable de la Fondation Alejandro Angel Escobar en 2017.

Juliana Castaño-González est une anthropologue diplômée d’un master en Développement Local à l’Institut d’Études du Développement Économique et Social (IEDES) de l’Université Paris I et d’un master en Aménagement des Territoires de l’Université Paris-Est Créteil.

Depuis 2010 elle a participé à de nombreuses activités de recherche appliquée pour le secteur public et privé aussi bien qu’à la conception et mise en place de plusieurs programmes et stratégies de développement communautaire. Ces nombreuses expériences sur le terrain lui ont permis de mieux comprendre la complexité des territoires colombiens et les enjeux en termes de gouvernance pour assurer la transition vers la durabilité et l’adaptation au changement climatique.

En 2015 elle intègre les équipes du Fonds Mondial pour le Développement des Villes – FMDV. Elle est actuellement en charge de l’appui aux activités du bureau exécutif à Paris en matière de renforcement de capacités des collectivités locales et de plaidoyer pour réaffirmer leur rôle dans la mise en œuvre de l’agenda international de développement durable.

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